1er dimanche de Carême

3 mars 2017

En ce temps-là, Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » Mt 4.

La maladie est une longue traversée du désert, une marche solitaire, un lieu de questionnement (pourquoi ?, comment ? est-ce que ?) ; elle peut être également le temps de la crainte, de l’angoisse, le temps du silence et du cri, de l’intériorisation.

Je commence sur mon lit de malade une démarche d’intériorisation pour séparer le réel du mirage, je mets à profit mon isolement pour chercher au plus profond de moi Jésus qui me rassure.

Mon cri, j’en suis sûr, parvient jusqu’à lui.

Avec le psaume 12 je prie :

Combien de temps, Seigneur, vas-tu m’oublier, combien de temps, me cacher ton visage ?
Combien de temps aurai-je l’âme en peine et le cœur attristé chaque jour ?
Combien de temps mon ennemi sera-t-il le plus fort ?
Regarde, réponds-moi, Seigneur mon Dieu !
Donne la lumière à mes yeux, garde-moi du sommeil de la mort ;
que l’adversaire ne crie pas : « Victoire ! » que l’ennemi n’ait pas la joie de ma défaite !
Moi, je prends appui sur ton amour ;
que mon cœur ait la joie de ton salut !
Je chanterai le Seigneur pour le bien qu’il m’a fait.