3e Dimanche de Carême

11 mars 2017


En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.


Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. »
Jn 4.

Au plus chaud de la journée j’ai besoin d’eau car sinon je sens que je vais défaillir. Je vais au puits, et là, stupeur, je vois que Jésus est là ! Et non seulement il est fatigué, mais encore il a soif, lui aussi ! Et en plus il me demande à boire, à moi qui ai besoin d’eau ! C’est inouï, d’autant plus qu’il m’adresse la parole en se faisant suppliant comme le premier mendiant venu !

Il me fait parler, raconter ma vie. Oui, j’ai souffert durant mon existence. Oui, j’ai perdu successivement mes cinq maris et ma blessure n’est pas refermée : je suis partie hors des clous maintenant, mon homme n’est pas mon mari. Mais j’ai tant besoin d’amour !

A propos d’amour, où faut-il adorer Dieu ?, comment faut-il l’aimer ?, et, d’ailleurs, m’aime-t-il encore après tout ce que j’ai vécu ?

Mais cet homme dont je vois bien qu’il est un prophète a réveillé en moi une force puissante, une soif d’absolu et je crois maintenant qu’il est le seul à pouvoir me donner cette eau vive, qui purifie et me fait revivre.

Je prie avec le psaume 41 :


Comme un cerf altéré cherche l’eau vive,
ainsi mon âme te cherche toi, mon Dieu.
Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant ; quand pourrai-je m’avancer, paraître face à Dieu ?
Je n’ai d’autre pain que mes larmes, le jour, la nuit, moi qui chaque jour entends dire : « Où est-il ton Dieu ? »
Je me souviens, et mon âme déborde : en ce temps-là, je franchissais les portails ! Je conduisais vers la maison de mon Dieu la multitude en fête, parmi les cris de joie et les actions de grâce.


Pourquoi te désoler, ô mon âme, et gémir sur moi ?
Espère en Dieu ! De nouveau je rendrai grâce : il est mon sauveur et mon Dieu !