2e Dimanche de Carême

9 mars 2017

En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Mt 17

Il est dangereux de s’aventurer seul en montagne, comme dans le désert. La guérison est parfois comme un sommet très élevé, trop élevé pour que l’on puisse espérer l’atteindre un jour. Mais Jésus est là, c’est lui qui guide ses trois disciples. Pierre divague : il veut s’installer sur ce sommet - ’dressons trois tentes’. Il sent bien qu’il se passe quelque chose qu’il ne comprendra que bien plus tard, lorsque Jésus se sera relevé d’entre les morts. Mais il perçoit ces présences : Jésus enveloppé de gloire, Moïse et Elie, les deux prophètes qui ont rencontré Le Seigneur au sommet du Mont Sinaï.

Je perçois et j’accueille petit à petit cette révélation : Jésus est présent sur la montagne, dans ma vie, dans ma maladie.

Je ne comprends pas tout, mais comme les trois disciples, je me laisse recouvrir par la nuée de cette présence, et là, j’entends la voix de mon Père, voix rassurante, voix qui m’apporte la paix en compagnie de Jésus.

Je prie avec le psaume 17 :


Je t’aime, Seigneur, ma force : Seigneur, mon roc, ma forteresse,
Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite, mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire !


Louange à Dieu !
Quand je fais appel au Seigneur, je suis sauvé de tous mes ennemis.
Dans mon angoisse, j’appelai le Seigneur ; vers mon Dieu, je lançai un cri ; de son temple il entend ma voix : mon cri parvient à ses oreilles.
Il incline les cieux et descend, une sombre nuée sous ses pieds :
d’un kéroub, il fait sa monture, il vole sur les ailes du vent.
Une lueur le précède,
Des hauteurs il tend la main pour me saisir, il me retire du gouffre des eaux ;
il me délivre d’un puissant ennemi, d’adversaires plus forts que moi.
Et il m’a dégagé, mis au large, il m’a libéré, car il m’aime.


Tu es la lumière de ma lampe, Seigneur mon Dieu, tu éclaires ma nuit.
Qui est Dieu, hormis le Seigneur ? le Rocher, sinon notre Dieu ?
C’est le Dieu qui m’emplit de vaillance et m’indique un chemin sans reproche.
Il me donne l’agilité du chamois, il me tient debout sur les hauteurs,
C’est toi qui allonges ma foulée sans que faiblissent mes chevilles.


Vive le Seigneur ! Béni soit mon Rocher !